6h30. Les grilles du musée sont encore fermées, mais un ballet de voitures inhabituel à cette heure, soulève la poussière du parking extérieur. Le regard des petits matins ne sera bien vite qu'un mauvais souvenir pour les bénévoles qui ont pris leur journée afin de ramener vers Montélimar le nouvel avion. Poignées de mains molles, les caisses à clous qui passent d'un coffre à un autre, et tout le monde se regroupe dans deux véhicules à destination de Cuers. Il s'agit pour nous de remonter vers le musée de Montélimar l'Etendard IVM que la famille Berger a mis gentiment à notre disposition. Silence pendant la route, entrecoupé de quelques plaisanteries qui viennent visiblement trop tôt ! Au bout du chemin attendent nos valeureux guerriers : T-33, Mirage IIIE, Broussard, Etendard IV.


La remorque porte-char se glisse prudemment sous le ventre de l'avion, dont le fuselage vient se poser délicatement sur deux bâtis. Les voilures démontées sont fixées têtes bêches de chaque côté, alors que les petites pièces prennent place dans le col de cygne de la remorque. Ficelé comme un rosbif, l'Etendard rejoindra Montélimar et son grand frère américain après cinq heures de route. L'équipe est crevée, mais le boulot est fait et l'avion à destination. Après quelques jours d'acclimatation au mistral et aux visites guidées, l'Etendard sera de nouveau hissé... sur son train.







Une organisation rationnelle est aussitôt instaurée, qui contribue à l'efficacité du démontage, la logistique étant assurée, quant à elle, pour améliorer le moral des troupes... Une petite semaine aura raison de l'avion marin. Débarrassée de son réacteur, la structure inerte perd ses carénages, ses plumes, la partie supérieure de sa dérive et l'empennage horizontal. Puis arrivent Francis et la semi-remorque de l'association.