MEAC

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Rapatriement en cours de 4 machines... ; [1 Falcon 20, 1 Epsilon n°4, 1 Tucano n°460 (Chateaudun)], 1 Fouga magister n° 499 (Salon De Provence)...



Les vingt ans du Bronco


(Textes de © J-L Cardey/MEAC)






Un avion conçu à la hâte pour une mission précise.


Il ne viendrait plus à l'esprit de personne de se poser la question de savoir a qui appartient le curieux bipoutre animé par des turbines au bruit bien étrange qui fait le bonheur des organisateurs de meetings aériens, comme celui des spectateurs.
L'avion a une allure qui sort de tous les standards aéronautique ; et si vous demandiez au Petit Prince de vous dessiner un avion, le résultat obtenu n'aurait certainement pas la silhouette de l'avion fétiche du musée d'avions de Montélimar !
Bien campé sur son train tricycle capable de résister aux impacts les plus violents, le biturbine a fière allure ; ses deux poutres supportent les moteurs et encadrent un minuscule fuselage dont l'essentiel sont des parties vitrées, généreusement ouvertes sur le monde extérieur.
Cette visibilité exceptionnelle a été dictée par la mission de l'avion, tout comme la redondance des gouvernes qui participent à sa maniabilité.




Photographié en dernier virage quelques secondes avant l'atterrissage par Thomas Merkl, l'OV-10B du musée dévoile son architecture sortant de l'ordinaire. On devine sur l'aile droite les spoilers sortis indiquant que son pilote a mis le manche à fond à droite pour redresser la machine. L'immatriculation F-AZKM est visible discrètement derrière le code authentique de l'avion 99+24.


Parce que cette drôle de machine ne doit pas son dessin au hasard.
Lorsque les trois grands commandements militaires américains (US Air Force, US Navy et US Marines) ont formulé leurs demandes à la veille de l'entrée en guerre des Etats-Unis au Vietnam, deux constructeurs ont répondu au cahier des charges du programme COIN (COunter INsurgency) qui devait aboutir à un avion de lutte anti-guerrilla.
Radicalement différentes des missions d'attaque conventionnelles, les missions de lutte anti-guerrilla devaient s'effectuer au ras du sol afin de débusquer les soldats hostiles. Il va sans dire que la maniabilité et la visibilité étaient des facteurs déterminants, au détriment de la vitesse, du blindage et de la charge transportée qu'il ne fallait tout de même pas négliger.
Ainsi donc Convair et North American vont donc sortir de leurs planches à dessins le YOV-9A Charger et le YOV-10A Bronco, deux prototypes à la silhouette pratiquement identique.
Personne n'a jamais trop su pourquoi le Bronco a remporté le marché de préférence au Charger puisque les performances des avions étaient comparables ; peut-être les décideurs ont-ils décidés de lâcher Convair qui n'avait plus produit d'avions depuis le célèbre B-58 Hustler.




Le Bronco en service


Après deux années de mise au point intense, le Bronco, du nom d'un cheval sauvage (comme le Mustang du même constructeur), entre en production dans l'usine North American Rockwell de Colombus (Ohio) pour les besoins des trois armes début 1968.
L'histoire s'accélère à une vitesse telle que les premiers OV-10A sont acheminés au Vietnam seulement cinq mois après leur sortie d'usine.
Le 6 juin de cette même année, un OV-10A de la VMO2 des Marines effectue sa première sortie opérationnelle au départ de Marble Mountain, près de Danang.



La VMO2 de l'US Marines Corps a été la première unité à voler sur Bronco ; c'est aussi elle qui lui a fait connaître le baptême du feu en 1968 au Vietnam. Cet avion fait partie des tout premiers construits ; il est depuis longtemps retiré du service et stocké à Davis Monthan, mais porte encore les fers à cheval de la VMO2. Photo © Richard Vandervorde



L'USAF, plus prudente, n'envoie dans un premier temps que six Bronco qu'elle utilise dans des missions de contrôle aérien avancé (Forward Air Control) où ils donnent entière satisfaction.
A la fin de la guerre du Vietnam, tous les OV-10 sont principalement engagés dans ce rôle, rôle qu'ils conserveront une fois les avions dispersés sur les bases européennes comme celle de Sembach en Allemagne, mais aussi en Corée ou au Panama. Aux OV-10A, sont venus se joindre des OV-10D, plus lourds, mieux équipés et surtout plus puissants, leurs turbines passant de 716 à 1040 cv.




L'avion s'exporte et se diversifie


Les américains n'ont pas été les seuls utilisateurs de cette curieuse machine, toujours en service en 2012 dans plusieurs pays d'Amérique du Sud.
La Colombie en a même profité pour remotoriser les siens et en les dotant d'hélices quadripales.

Il y a maintenant plus de 25 ans que les Philippins volent sur des OV-10A répartis entre les 16 et 25ème Attack Squadrons. Deux femmes pilotes ont la chance de voler sur les Bronco du 16th Sq, impliqué notamment dans la lutte anti-terroriste dans les iles Jojo. Photo © Marc Van Zon
La Colombie a acheté 12 avions à l'US Air Force en 1991 et 3 à l'US Marine Corps pour constituer un réservoir de pièces détachées aux premiers. Ces avions, toujours en service, ont été modernisés récemment et dotés d'une hélice quadripale, comme on le voit sur cette photo d'un superbe avion sortant de révision photographié par © Santiago Correa Laverde.


La Thaïlande, l'Indonésie, les Philippines, le Venezuela et le Maroc vont se porter acquéreur de la version offensive du Bronco, alors que les Allemands en extrapolent une version remorqueur de cible désignée OV-10B.
370 exemplaires ont été livrés par la société North American, devenue Rockwell en 1973.




Les avions allemands


Employés par l'armée de Terre allemande (Herr) dont le faucon figure toujours sur le nez des avions, les 24 Bronco allemands serviront à l'entraînement des pilotes de chasse de la Luftwaffe.
Les avions sont des Bronco standards auxquels les américains ont appliqué certaines modifications pour les rendre aptes à leur nouvelle mission : les pontons d'armement sont proprement démontés, et un treuil électrique installé dans le fuselage derrière le poste arrière.
Autour de ce treuil, 600m de câble au bout duquel pendouille une cible acoustique. Un poste observateur est créé à l'arrière du fuselage, dos à la marche, et le cône arrière replacé par un cône vitré.
L'observateur dispose d'enregistreurs embarqués pour valider les coups au but.



Il arrive au Bronco du musée d'avions de Montélimar de s'afficher dans plusieurs meetings aériens par semaines, parfois même par week-ends ; après le Jersey Air Show auquel il a participé, l'avion stationne ici devant la tour de contrôle de l'aérodrome de Toussus le Noble qui fête son centième anniversaire. Un plateau consistant marquera l'évènement, et le musée de Montélimar était fier d'y être présent ; en 2007, l'avion n'avait pas encore ses parements oranges. Photo © Hervé Cariou


Afin de compenser la dégradation des performances due aux modifications, les services techniques trouvent une solution peu banale : monter un réacteur d'appoint J-85 sur le dessus du fuselage des avions, les faisant passer de OV-10B à OV-10 B(Z).
Inutile de vous dire que les essais n'iront pas bien loin, la poussée du réacteur ne compensant pas la surcharge pondérale de l'avion dont les qualités de vol se trouvent passablement affectées.
Retour à la case départ, les Bronco allemands se passeront de réacteurs d'appoint !




Un OV-10BZ à Montélimar


Comme se plait à le répéter notre Jean-Marc Bussy avec son langage si imagé et son accent inimitable, la venue d'un Bronco à Montélimar le 11 décembre 1991 (retenez cette date !) par la voie des airs a été quelque chose de surnaturel ; alors que les membres de la petite association étaient occupés à tout autre chose, un biturbine au sifflement caractéristique s'est posé sur la piste en herbe et s'est positionné face à l'enclos abritant les quelques vieilleries de ce qui allait devenir le musée d'avions de Montélimar.
Son pilote, herr Werner Oppel en en descendu casqué, tenant à la main les papiers de l'avion et s'est avancé près des bénévoles en leur disant dans un français impeccable que cet avion était un don de l'armée de Terre allemande et qu'il nous était remis grâce au comité de parrainage des villes de Montélimar et de Ravensburg.
Imaginez la tête des membres du musée qui étaient loin de se douter de cette surprise venue du ciel ! Notre Buss n'en est toujours pas revenu .




Les robustes trains d'atterrissage traînés de l'avion lui permettent de s'affranchir des traditionnelles pistes en béton, une modeste piste en herbe de 500m lui convenant largement. Celle du terrain de Montélimar longue de 1 100m et large de 60 lui suffit amplement en dépit de disques de frein ridiculement petits mais efficaces sur de courtes distances. L'une des caractéristiques de cet avion est de pouvoir décoller et se poser très court et sur toutes les surfaces, comme par exemple sur le pont d'un porte-avions. Photo © J-L Cardey/MEAC



Une vedette de meetings


L'avion couche dehors, le seul hangar disponible étant plus un atelier qu'un lieu de stockage.
Un second miracle se produit quatre ans plus tard lorsqu'un pilote de servitudes du CEV d'Istres redescend de Grenoble à bord d'un PC-7 et aperçoit le Bronco dans son enclos.
Jean-Claude Bordenave décide d'en savoir plus et se lance le défi de pouvoir faire revoler cette machine si rare en Europe.
Des mécaniciens volontaires du CEV passent leur temps libre à venir réviser les points essentiels de la machine de façon à pouvoir la ramener dans les installations d'Istres, saut de puce qui se fait trains sortis un beau jour de mars 1998.
Mis a nu, l'avion n'a pas souffert de son séjour prolongé et ne subit qu'une révision en règle.
Passons sur la partie administrative qui n'a pas été des plus simples, et voilà le Bronco prêt à entrer dans l'arène des meetings aériens.




Les stations de Courchevel et de l'Alpe d'Huez sont des sites privilégiés pour le spectacle aérien. L'environnement naturel ajoute à la beauté des présentations en vol, lesquelles attirent chaque année de nombreux spectateurs. Les performances du Bronco lui permettent d'opérer à partir des alti-surfaces de ces deux stations, contrairement à d'autres machines obligées de venir de Grenoble.



Un sacré bilan


Sa rareté fait sa réputation ; à ce jour, les avions de collection sont à 60% des avions à moteurs à pistons, à 40% de vieux chasseurs à réaction et le Bronco est le seul avion à turbines de collection dans le circuit des meetings.
Sa silhouette interpelle, comme son vol démonstratif des qualités manouvrières de l'appareil, que les pilotes s'évertuent à mettre en valeur à chaque présentation.
Le Bronco de Montélimar est tout de suite entré par la grande porte, puisque sa première participation a eu lieu dans le temple de l'aviation de collection sur le terrain de la Ferté Alais en 1998 ou il a essuyé les plâtres, contrarié par de petites pannes à répétition.
Très demandé par les organisateurs, l'avion est parfois sollicité deux fois par week end dans des meetings éloignés de plusieurs centaines de kilomètres.
L'avion est un fidèle habitué du meeting de Jersey et son heure de gloire a eu lieu en 2009 lorsqu'il a volé aux mains d'Alain Bes pendant le Salon du Bourget commémorant le centenaire des Salons de l'Aéronautique et de l'Espace.



Invité en 2009 pour le centième anniversaire des Salons Internationaux de l'Aéronautique et de l'Espace qui ont lieu tous les deux ans sur l'aéroport du Bourget, le Bronco rejoint l'exposition statique à l'issue d'une répétition de sa présentation en vol. L'avion n'a volé que pour les journées publiques devant un parterre de plusieurs milliers de spectateurs. Belle carte de visite pour le musée ! Photo © J-L Cardey/MEAC
L'édition 2011 du plus grand salon du monde a de nouveau reçu la visite de l'avion Montilien qui a trouvé refuge sur l'exposition statique entre le stand Daher-Socata et l'Airbus zéro G. Raccourci de l'histoire, le pilote d'essais Jean-Claude Bordenave grâce à qui l'aventure du Bronco a été rendue possible à Montélimar est aussi le pilote de l'Airbus de Novespace dont on devine un aileron. Photo J-L Cardey/MEAC


Cotoyant les dernières nouveautés, le Bronco du musée était encore présent au Salon 2011, exposé statiquement cette fois.
Chaque hiver est une période de trêve pour l'avion qui en profite pour passer en soins intensifs, choyé par son mécanicien attitré Robert « Bébert » Pastre, un vieux chibane de l'armée de l'Air rompu très tôt au maniement de la burette.
Révisé dans ses moindres détails, l'avion est fin prêt pour la saison suivante.


Les suisses organisent peu de meetings, mais de très grands auxquels participent de nombreux invités. Le Bronco de Montélimar décolle aux mains d'Alain Bes pour une présentation en vol d'une dizaine de minutes dans le décor montagneux du Valais autour de la base aérienne de Sion le 16 septembre 2011. Photo © J-L Cardey/MEAC


Il ne se passe pas une saison sans que l'avion ne soit sollicité pour effectuer une bien étrange mission ; les photographies en vol.
Le cône arrière vitré est un élément démontable, laissant le champ libre pour qu'un photographe courageux assis dos à la marche et ficelé comme un saucisson puisse voler les pieds dans le vide.



Le photographe japonais Katsuhiko Tokunaga fait partie des rares élus à pouvoir utiliser l'avion pour ses besoins photo, comme ici lors de prises de vues pour Dassault Aviation. Très professionnel, il ne laisse rien au hasard et passe des heures avec les équipages pour développer un story board des plus précis. Tout est planifié, sauf parfois la météo qui contrarie bien involontairement ses projets . sans influence sur son flegme et sa gentillesse.


Les performances du Bronco s'adaptant quasiment à celle de tous les aéronefs, les angles de prises de vues les plus originaux régalent les professionnels de l'image.



Voici le genre de photo obtenue depuis la place arrière du Bronco par notre ami Katsu ; le Falcon 7X s'est approché à moins de cinq mètres du Bronco pour coller au scénario, malgré la grisaille qui entourait le Mont-Blanc en septembre 2011. Cette mission de près de deux heures a comblé de bonheur l'équipage du Falcon, le commanditaire de la mission, et l'équipage du Bronco. Seul le photographe regrettait un peu le manque de lumière ! Photo © K.Tokunaga DACT.12)


Le 11 décembre 2011 a donné aux membres du musée de Montélimar l'occasion de ce remémorer l'arrivée surprise du Bronco vingt ans plus tôt, et à la presse locale de rappeler l'évènement.
Cet oiseau bien curieux est véritablement la mascotte du musée d'avions de Montélimar depuis vingt ans déjà.


Les meetings aériens auxquels participe l'avion de Montélimar n'ont pas lieu qu'en France, loin de là ; la Suisse, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays Bas, l'Allemagne, le Maroc où la Pologne font partie des quelques pays qui ont accueilli le Bronco drômois. Il est ici photographié au décollage de l'ancien aéroport de Cracovie, maintenant réformé car situé en plein centre ville. C'est ici qu'est implanté le musée aéronautique polonais. Photo © J-L Cardey/MEAC









Remontage Breguet 1050 Alizé n°49 au musée de Montélimar le 23 décembre 2011

(Textes et clichés © J-L Cardey/MEAC)

Les fêtes de fin d'année se préparent dans le centre de ville de Montélimar, comme partout ailleurs. Au musée d'avions, les bénévoles profitent de la disponibilité de l'une des grues de la société Lafont Levage et d'une météo favorable pour remonter les éléments les plus volumineux du Breguet 1050 Alizé n°49, arrivé deux semaines auparavant de l'ancienne BAN de Nîmes-Garons.


C'est abrité dans le hangar de la défunte 28S que quelques bénévoles démontent l'Alizé n°49 avec le soin habituel. Les Breguet 1050 ont quitté l'Aéronautique Navale en 2000, mais quelques avions de la 6F sont restés dans les marguerites de la base de Nîmes suffisamment longtemps pour perdre leurs belles couleurs et la plupart de leurs équipements de bord, pillés méthodiquement.


Les transports Alte-Ad sont partenaires et font beaucoup pour l'évolution du musée d'avions ; c'est grâce à eux que le Breguet a pu rejoindre Montélimar en deux convois, le premier acheminant le fuselage que l'on voit sur cette photo, et le second la voilure composée de deux éléments, dont les extrémités repliables.
Le transport a eu lieu le 9 décembre dernier.


Pour retrouver son équilibre au sol, l'Alizé n'a besoin que des moignons d'ailes et de leurs ballonnets, lesquels abritent les trains principaux.
Une fois ces moignons fixés au fuselage grâce à deux axes parfois peu coopérants, le plus dur du travail est fait.


Une fois retournée et positionnée correctement, la partie interne de la voilure droite recevra ultérieurement la partie repliable.
Notez la vraie couleur de l'avion (gris foncé) visible sous le carénage de raccordement voilure-fuselage.
Un simple coup d'éponge sur le fuselage nous a rappelé cette couleur.


Compte tenu de la position de la grue, il a été décidé d'assembler la totalité de la voilure droite avant de passer à la gauche.
Rappelez vous, cette photo a été prise le 23 décembre 2011 . il faisait 15° !


Si son démontage n'a posé aucun souci, la partie repliable de la voilure droite a été plus réticente à retrouver sa position au remontage.
A terme, cet élément sera replié, témoin de la vocation embarqué de l'avion.


Allez, on passe à la gauche. La grue de nos amis de "Lafont Levage" était une des plus modernes du parc ; notre avion faisait un peu jouet à côté de cette merveille technologique qui aurait pu soulever bien plus lourd.
Au premier plan, le moignon d'aile gauche et le train principal, retourné sur des pneus afin de protéger le revêtement.


La météo exceptionnelle de la fin d'année 2011 a été un facteur supplémentaire pour motiver les bénévoles du musée sollicités pour remonter le Breguet Alizé.
Il n'aura fallu qu'une matinée pour que l'avion retrouve ses voilures, et la surface dallée a été une aide appréciable.


Notre ami Nico ne profite pas de la douceur hivernale pour se la couler douce sous le fuselage de l'Alizé ; ses papattes bien utiles gardent les portes de soute fermées afin de pouvoir sangler le fuselage et remettre l'avion sur son train.


Image symbole du remontage encore partiel de l'Alizé, la grue greffée sur un châssis Scania M380 est prête à quitter le musée d'avions de Montélimar.
La gueule de requin dessinée sur l'avant de l'avion est le dernier témoignage du retrait de ces avions de notre Aéronautique Navale.
Trois avions ont reçu cette décoration spécifique, nous rappelant que l'avion est entré en service en 1959 pour ne quitter la Marine qu'en 2000 !










Arrivée au musée d'un "mirage 2000"

Historique du mirage 2000-04


Peint aux couleurs des appareils de série de l'Armée de l'Air, l'avion arbore l'inscription Mirage 2000-04 sous la canopée, et « 04 » en gros, au sommet de la dérive.
C'est de nouveau Guy Mitaud-Maurouard qui fait voler le premier le 2000-04 alors équipé du turboréacteur SNECMA M53-2, le 12 mai 1980.
Au cours de cette sortie, Mach 1,5 et 42000 ft (14000 m) sont atteints. Mach 2 l'est à la troisième sortie de l'avion.

Préfiguration de la série, le « 04 » effectue la mise au point de l'avion et de son système d'armes. Il est présenté au Bourget en 1981 et à Farnborough en 1982.
Les essais effectués sur cet avion portent sur : les CDVE, le ravitaillement en vol de jour et de nuit, les essais de compatibilité radar/brouilleur en chambre anéchoide, des tirs canon de nuit, le ravitaillement en vol par Transall C-160NG, les essais RDM/ RDI, les campagnes de tir Super 530, la mise au point des conduites de tir « Magie » et Super 530, l'emport de charges diverses (bombes, réservoirs RPL 541 & 542 de 2000 litres, charges exportation...).

L'avion a, depuis, été rendu capable de l'emport de missiles MATRA MICA (Missile d'Interception et de Combat Aérien). Il a effectué son premier vol dans cette configuration le 15 mars 1990 lors de son 732c vol, aux mains de Guy Mit aux-Maurouard.



Ce n'est que 10 Ans plu tard, en juin 2011, qu'il sera destiné au Musée Européen de l'Aviation de Chasse de Montélimar Ancône






























C'est le 6 Juin que nos Présidents donnent le feu vert pour aller à Istres pour le démontage.
Après la mise en place d'un planning rigoureux sur cinq jours (6,7,8,9,10 juin) douze bénévoles vont se relayer dirigée par Nicolas du MEAC et Eric de la DGA pour assurer la mission.

Ce Mirage 2000-04 n'a jamais été démonté, aussi pour nous, on procédera comme pour les Mirage III : - D'abord le nez, car problème de transport (voir photos sur le camion) oh surprise il est bien plus lourd, il faut un portique, sur place Eric trouve est manouvre celui-ci

- Pendant ce temps les autres bénévoles démontent tous les karmans (pièces destinées à relier les ailes et la dérive au fuselage (vis pièces sont toutes emballées dans des sacs et identifiés)

- Il faut ensuite débrancher torons de câbles électriques, tuyaux d'air de fluides, etc - Ensuite vient le tour de la dérive, problème de hauteur pour le transport - Le pont roulant vient à notre secours avec des sangles - Pour retirer les axes il nous faut un extracteur. Deux coups de pédales et Eric revient de chez Dassault avec le précieux extracteur ; Il doit monter à 800 Bars pour pousser lentement les axes, ça vient tout doucement, et bientôt la dérive est posée sur un matelas de mousse. - Nous adoptons la même procédure pour les ailes.





Compte rendu du démontage sur Istres.

Le jeudi 9 juin à 14h c'est terminé, demain on charge sur le camion.


Arrivée tardive à Montélimar, l'avion sera livré au Musée Mardi 14 Juin.
Mardi matin engin de levage en place, Romain décharge l'ensemble des morceaux.
9 h30 c'est fait.
La grue est là : on remonte.
Dérive, ailes, train d'atterrissage sont assemblés en 1 h30, à 11h00 le 2000-04 repose sur ses trois chandelles.


2011 et 2012 permettront sa restauration afin d'être présenté au Public.










Remerciements: DGA et en particulier à Eric

CEV d'Istres et de son personnel du H.M 20

Dassault (pour l'outillage)

Transport ABRAM-ALTEAD Mr Romain

Engin de levage Thierry Clech

Tous les Bénévoles du MEAC pour ce chantier

Lien vers "DASSAULT MIRAGE 2000"

















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